25 avril 2009

Carte du village de Saint-Armand en 1903

Géographie



Source et notes concernant cette carte :
Bibliothèque et Archives nationales du Québec

Merci pour ce lien à Charles Lussier, géographe.

21 mai 2007

Scènes armandoises en 1881

Patrimoine


Dans les archives du Musée McCord, deux encres sur papier évoquent la vie à Saint-Armand en 1881. Ces maisons existent-elles encore?


Source : encres sur papier, collection du Musée McCord

04 mars 2007

« La Licorne bleue » (2)

Patrimoine bâti

Dans le dernier numéro, je vous avais promis d'aller à la pêche aux documents pour tenter de remonter l'histoire et de trouver l'origine de ma maison.

Déception! Je n'ai pas pu aller au bout de ma recherche car, avant 1830, il est difficile de remonter la chaîne des titres des propriétaires et occupants du lieu. Après avoir fouillé les Archives nationales, le bureau d'enregistrement de Bedford, le Musée Missisquoi et Internet, voici finalement où j'en suis.

Partons de la photo de famille (prise en 1892). Assis sur la galerie (restée identique), Robert Burley (1853-1907) et sa femme Jane Krans (1851-1928) sont entourés de leurs enfants : Ella Harriet B., Lena May, Hiram, Clifford, et Frank, le plus jeune assis sur les marches que bien des gens d'ici dans la soixantaine ont connu.


Frank fut le dernier de la lignée Burley. Sa veuve, Arlene Elizabeth Holland vendit la maison à Gregory Keith en 1973. Ce dernier la vendit à Daniel Lebournot (restaurant La Licorne bleue) en 1978. En 1985, John Harrod (professeur à McGill) en devient propriétaire et c'est Josiane et moi qui la lui rachetons en 1999.

Jusque là, tout va bien!

En sens inverse, on sait que Robert Barney Burley (1853-1907) a hérité de cette maison de son père, Luther Burley (1815-1893), par testament. Avant cette date, c'est pour le moment le brouillard le plus complet. Nous pouvons remonter l'histoire de la famille Burley plus avant. Le père de Luther, Robert Sr (1790-1853) est actif dans la campagne électorale du Bas-Canada de 1820 mais il habite Stanbridge East et possiblement Joseph, son père, aussi.

Quant au lot 36 sur lequel est érigée la maison (actuellement 106 au cadastre), je n'en ai trouvé aucune trace avant 1893. Qui a occupé la maison entre le moment de sa construction et le moment où on trouve une trace écrite de la présence de Luther Burley?

Dans mon article précédent, j'étais parti sur la piste de Peter Krans comme constructeur ou occupant, vu la proximité de son moulin à scie (à l'intersection de la rivière de la Roche et du chemin Saint-Armand) mais cela reste une hypothèse. Cependant un détail architectural appuie la thèse d'un constructeur d'origine allemande ou hollandaise : une partie des murs est faite en colombage briqueté, technique apportée par les colons de l'État de New York au Québec à la fin du 18e siècle et début du 19e (réf. : La maison au Québec : de la Colonie française au XXe siècle, par Yves Laframboise, Éditions de l'homme (voir photo).

Peut-être repartirais-je un jour à la pêche et vous dirais-je la suite de l'histoire. En attendant, dans le prochain numéro, je commence à dresser l'inventaire des vieilles maisons de Saint-Armand.

02 décembre 2006

« La Licorne bleue » (1)

Patrimoine bâti


En me plongeant dans les recherches, je ne savais pas que j'ouvrais une boite de Pandore! Ma naïveté d'historien amateur est mise à rude épreuve car les informations solides et vérifiables sont rares. Alors, je me retrouve devant un casse-tête de dix mille morceaux pour tenter de vous raconter l'histoire de cette vieille maison, « La Licorne bleue », située au 869, chemin de Saint-Armand, acquise par Josiane et moi en 1999.

Remontons le temps : la chaîne des titres du lot 106 est très claire jusqu'en 1893. À cette époque, la maison et les terres sont la propriété de la famille Burley, dont les membres se sont succédés de 1881 à 1970. Auparavant, il est probable que c'est la lignée Krans qui était maîtresse des lieux, mais c'est à vérifier. Et à qui Peter Krans aurait-il acheté la maison? À un certain Calvin May, si on se fie à un acte de vente daté du 16 septembre 1800. Si tel est le cas, la maison a été construite avant 1800? Pour le moment, plus de questions que de réponses.

À l'index des immeubles de la paroisse de Saint-Armand-Ouest, on trouve une foison d'actes de vente plus récents de la maison elle-même ou de parties de terre vendues, cédées, léguées au gré des successions ou des besoins financiers des propriétaires (la loi sur le zonage agricole n'arrive qu'après 1976). On note dans ces transactions, en 1907, la vente par Jane Krans, épouse de Robert Burley, d'un terrain de trois acres (payé comptant) à la fabrique Notre-Dame-de-Lourdes. Était-ce pour y établir le cimetière actuel, pas très loin de la maison? On découvre aussi l'achat de la maison par un certain Daniel Lebournot, qui y installera un restaurant, de 1978 à 1985, et donnera le nom à la maison, que nous avons conservé.

Au fil des ans, d'après la petite histoire, elle fut une ferme, brièvement un relais de poste pour la diligence Montréal-Boston avec taverne, une école, un bureau de poste et autres vocations, mais tout cela reste à vérifier. Il y a aussi des légendes savoureuses, dont la suivante : À la fin des années 1800, il y eut une attaque de la diligence au relais qui se trouvait à l'époque à Mitchell's Corner (en face du garage Chevalier). Les bandits s'emparèrent d'une somme d'argent indéterminée et s'enfuirent vers Saint-Armand. Poursuivis par la milice, ils furent arrêtés près du chemin Pelletier nord, sauf l'un deux qui se serait caché à la ferme Burley et aurait jeté son magot dans le puits. Ce puits existe encore mais point de trésor; j'y ai juste découvert une moufette crevée. Autre anecdote : dans son testament, Luther Burley (1850) demande de prendre soin du cimetière familial adossé à un mur de pierre et entouré d'une clôture. On dit qu'il n'y a pas si longtemps, un petit cimetière aurait été rasé et les pierres tombales enfouies le long du chemin de Saint-Armand, non loin du cimetière actuel. Serait-le lieu de sépulture des Burley, dont on a perdu la trace?

Quant à la maison elle-même, c'est un bâtiment très simple dont le premier carré daterait de 1789. La structure générale est faite de poutres fixées en tenons et mortaises chevillées (comme les granges). Au début des années 1800, un deuxième bâtiment avec galerie y fut annexé ainsi qu'une cuisine d'été attenante à un garage à charrettes. La toiture était couverte de bardeaux de cèdre (il en reste sous la lucarne, bien cachés sous la tôle actuelle). Les murs étaient recouverts de clins de cèdre remplacés depuis par du pin sauf sous la galerie qui est restée en l'état original. Sur le plan architectural, elle n'a pas le cachet des maisons loyalistes mais reste digne dans sa simplicité car n'oublions pas qu'il s'agit d'une maison de ferme et non d'une demeure bourgeoise.

Les bâtiments de la fin du 18e siècle sont rarissimes et témoignent de l'installation des fondateurs de Saint-Armand. C'est donc un travail de mémoire collective qu'il nous faut entreprendre. Pour savoir où l'on s'en va, il est indispensable de savoir d'où on vient.

Si ma pêche aux documents est fructueuse, je vous parlerai dans ma prochaine chronique des gens qui ont vécu à La Licorne bleue avant qu'elle porte son nom ainsi que de son constructeur qui, pour le moment, reste anonyme.

Si vous possédez des in formations, témoignages ou documents sur cette maison, n'hésitez pas à m'appeler au 450-248-2102.

Dans quelques temps, je publierai une liste provisoire des maisons qui devraient faire partie de ce patrimoine bâti de Saint-Amand/Philipsburg/Pigeon Hill. Je demanderai aux propriétaires de nous dire tout ce qu'ils savent de leur maison et je les inviterai à pousser les recherches, si le coeur leur en dit. J'espère au fur et à mesure augmenter la liste de manière à passer ensuite à d'autres éléments tels que : églises, gares, etc.

04 septembre 2006

Mystérieux Moore's Corner

HISTOIRE

Ne cherchez pas Moore's Corner à Saint-Armand, vous ne trouverez pas l'endroit. Pourtant, Moore's Corner a bel et bien existé.

La première fois que je l'ai vu mentionné, c'est en revisitant l'histoire des Patriotes : j'ai alors appris qu'il y avait eu un affrontement en 1837 entre des miliciens loyalistes et quelques patriotes dans un lieu appelé Moore's Corner, à Saint-Armand.

Plus tard, en faisant des recherches sur la gare de St. Armand Station, j'ai retrouvé la mention Moore's Corner sur une carte ferroviaire datée de 1879. Entre St. Armand Station et Stanbridge Station, le Central Vermont Railway s'arrêtait alors à Moore's Corner...

Tout récemment, une rencontre impromptue avec l'historien-géographe Claude Martel m'a amené à m'intéresser aux bureaux de poste qui ont eu pignon sur rue sur le territoire de Saint-Armand. Une des cartes historiques de son fond de recherche nous apprend l'existence d'un bureau de poste à Moore's Corner de 1865 à 1897!

AGRANDISSEMENT
Source : Claude Martel, géographe-historien - Extrait du Fonds de recherche de l'Institut de recherche sur l'histoire des chemins de fer au Québec (Août 2006).

Sauriez-vous localiser Moore's Corner à Saint-Armand?


Voilà qui prouve donc hors de tout doute l'existence de Moore's Corner... Pourtant, il n'y a aucune trace de Moore's Corner à Saint-Armand! Aucune. Rien. N'est-ce pas là symptomatique d'une carence de notre mémoire collective?

Je crois qu'une réflexion s'impose dans notre communauté sur le sort dévolu à notre histoire locale et au patrimoine qui en témoigne. Que d'aussi 'gros morceaux' aient complètement disparu de notre paysage m'apparaît inexplicable et même inacceptable d'un point de vue citoyen.

Il est cependant encore temps d'agir en donnant un sens à la devise Je me souviens pour que les générations futures d'Armandoises et d'Armandois sachent d'où elles viennent. Et je crois qu'il revient au Conseil municipal, seule instance démocratique locale encore debout, de faire ce qu'il faut en ajoutant à ceux de la Sécurité publique, de la Voirie municipale, de l'Hygiène du milieu, etc. le secteur Histoire et patrimoine de Saint-Armand et en nommant un membre du Conseil responsable de ce secteur avec le mandat de préparer un plan de conservation et de mise en valeur.

27 août 2006

Le patrimoine bâti

PATRIMOINE

Voici mon projet dans le cadre des travaux qu'entreprend le Comité sur la caractérisation de Saint-Armand.

En 1999, j'ai eu un coup de coeur pour une vieille demeure (dont je parlerai plus en détail dans un autre article). Il fallait être fou pour acheter une maison en sursis et pourtant, sept ans plus tard, je n'ai aucun regret d'avoir plongé dans la restauration d'un morceau d'histoire de Saint-Armand. Malgré les outrages du temps, elle est toujours debout, elle ne demande qu'à survivre, elle a une âme et un caractère bien à elle.

Elle n'est pas la seule à Saint-Armand. C'est pour cela que j'aimerais faire un inventaire du patrimoine bâti et raconter l'histoire de ces vieilles dames qui ont abrité tant de monde et gardé les secrets de tant de joies, de peines et de travail.

J'aimerais, avec la collaboration des amoureux du patrimoine, commencer un « catalogue » des maisons anciennes (19e siècle) ou dignes d'intérêt historique ou architectural. Pour le moment, je n'ai pas de plan précis sinon de les prendre une par une, de trouver de la documentation, des photos, des actes notariés, des anecdotes sur leurs occupants, etc. Si vous habitez une de ces maisons, appellez-moi au 450-248-2102. J'aimerais tant que ces maisons ancestrales ne soient pas oubliées.

Tous les renseignements que je pourrai trouver sur ces maisons seront également publiés dans le journal Le Saint-Armand.

27 juillet 2006

Le chemin Saint-Armand

PAYSAGES

Chemin Saint-Armand

Le chemin Saint-Armand :
parfaitement intégré
au moindre méandre de notre paysage.
Dans cet article, j'ai l'intention de (re)découvrir avec vous le chemin Saint-Armand : ses courbes et ses buttes apaisantes (gens pressés, s'abstenir), ses paysages bucoliques, les traces qu'y ont laissées plus de deux cents ans d'histoire et les gens qui nous y accueillent par affaires, par amitié ou simplement pour parler de la pluie et du beau temps qui passe.

La commission reconnaît l'importance de préserver la beauté et la quiétude du chemin de Saint-Armand qui offre des vues diversifiées sur le paysage agricole et forestier des collines environnantes et qui fait partie du circuit touristique « Tranquillité légendaire » et du circuit « Paysage pittoresque » de la MRC.

Avis 34 - La commission est d'avis que le chemin étroit et sinueux de Saint-Armand contribue à la qualité de son paysage identitaire. Des fardiers circulent toutefois sur ce chemin, ce qui occasionne des conflits d'usage. Elle invite donc la municipalité de Saint-Armand à travailler de concert avec le ministère des Transports afin d'améliorer la sécurité du chemin Saint-Armand et la quiétude des lieux, dans le respect des caractéristiques paysagères qui en font un attrait touristique reconnu par la MRC de Brome-Missisquoi et partie intégrante des circuits « Paysages pittoresques » et « Tranquillité légendaire ».


À suivre...